Tous les traitements ne sont pas liquides : le soufre contre l'oïdium, le lithothamne ou la cendre s'appliquent en poudre. Un pulvérisateur à liquide n'est pas fait pour ça — voici comment fabriquer une simple poudreuse maison, et quand elle suffit vraiment.
Poudreuse ou pulvérisateur : deux outils différents
Le pulvérisateur pousse un liquide sous pression ; la poudreuse projette une poudre sèche par un soufflet ou un flacon souple. Confondre les deux bouche la buse et gâche le produit. Pour la version liquide, voir comment fabriquer un pulvérisateur.
Le montage le plus simple : le flacon souple
- Récupérez un flacon souple (type flacon de ketchup propre) avec bouchon verseur.
- Percez le bouchon de quelques petits trous, ou gardez l'embout fin.
- Remplissez au tiers de poudre, refermez, et pressez par à-coups : l'air chassé projette un nuage fin sur le feuillage.
La version soufflet (récup')
Un vieux soufflet de cheminée ou une poire de nettoyage, garni d'un réservoir à poudre, donne un nuage plus régulier pour les rangs de potager. L'idée reste la même : de l'air qui entraîne la poudre.
Les limites à connaître
- Poudre sèche uniquement : la moindre humidité fait des grumeaux qui bouchent tout.
- Protection respiratoire : soufre et poudres minérales s'inhalent — masque et traitement par temps calme obligatoires.
- Dépôt visible : la poudre marque le feuillage, normal.
Quand mieux vaut acheter
Pour un usage régulier, une poudreuse du commerce dose mieux et fatigue moins. Le DIY dépanne très bien pour quelques pieds de vigne ou de rosiers.
Besoin d'un traitement liquide en hauteur plutôt qu'en poudre ? Voyez le guide étape par étape pour fabriquer un pulvérisateur pour toiture.