Question fréquente pour traiter un bardage, une clôture ou du mobilier de jardin : peut-on passer l'huile de lin au pulvérisateur ? Oui, mais — elle est épaisse, colle, et peut transformer votre appareil en presse-papier si on ne prend pas quelques précautions.
Le problème : la viscosité
L'huile de lin est bien plus visqueuse que l'eau. Pure, elle bouche les buses fines et fatigue la pompe. On la pulvérise donc :
- Diluée (par exemple avec de l'essence de térébenthine ou un diluant adapté, selon l'usage bois) pour la fluidifier.
- Avec une buse à large orifice (jet, pas brouillard fin).
- À une pression modérée, en couches fines et croisées.
Sur quoi l'appliquer
C'est surtout un usage bois extérieur : bardage, clôture, terrasse, abri. Sur les plantes, l'huile de lin n'est pas un traitement courant — ne confondez pas avec les « huiles blanches » horticoles contre les cochenilles, qui sont des produits formulés pour ça.
Le point crucial : le nettoyage
L'huile de lin polymérise (elle durcit à l'air). Si elle sèche dans la pompe, la lance ou la buse, c'est fichu. Rincez immédiatement après usage au diluant approprié, puis à l'eau savonneuse — idéalement avec un appareil dédié au bois, pas celui de vos traitements de jardin.
Le bon réflexe : un pulvérisateur dédié
Vu le risque de bouchage définitif, réservez un pulvérisateur bon marché aux huiles et lasures, et gardez votre bon appareil pour l'eau et les traitements.
Après tout usage gras, suivez une routine de nettoyage renforcée. Et pour lubrifier la pompe (à ne pas confondre), voir quelle huile pour la pompe.