Sur la vigne, l'ennemi numéro un est le mildiou — un champignon qui, en année humide, peut ruiner une récolte en quelques jours. La bouillie bordelaise reste l'un des traitements de référence, y compris en bio, à condition de l'appliquer en préventif et de respecter le cuivre.

Pourquoi la bouillie sur la vigne

La bouillie bordelaise dépose une fine pellicule de cuivre sur les feuilles et les grappes. Cette barrière empêche les spores de mildiou de germer : elle agit avant l'infection, pas après. Une feuille déjà tachée ne guérit pas — d'où l'importance du calendrier.

Le calendrier de traitement

  • Premier passage : à partir du stade « 5-6 feuilles étalées », quand la végétation est active et le risque humide présent.
  • Encadrer la floraison : période la plus sensible, on maintient la protection.
  • Renouveler après chaque pluie lessivante (15-20 mm) et à mesure que la vigne pousse : les nouvelles feuilles ne sont pas protégées.
  • Arrêt à l'approche de la véraison, en respectant le délai avant récolte.

Le bon moment dans la journée et la météo font toute la différence : voir notre guide quand pulvériser la bouillie bordelaise.

Dosage et cuivre

Le dosage précis (10 à 20 g/L selon le contexte) et la méthode de préparation sont détaillés dans notre article dosage de la bouillie bordelaise. Retenez la règle d'or : ne jamais surdoser. Le cuivre ne se dégrade pas, il s'accumule dans le sol, et la réglementation le plafonne à 4 kg/ha/an en moyenne.

Matériel et alternatives

Une pulvérisation efficace demande une bonne couverture, dessus et dessous des feuilles — un enjeu que l'on retrouve à l'échelle professionnelle dans notre guide du pulvérisateur pour vigne. Et pour réduire la dépendance au cuivre, explorez les alternatives à la bouillie bordelaise : prêle, purin d'ortie et biocontrôle ont leur place dans une stratégie raisonnée.