Le bon produit au mauvais moment ne protège rien. La bouillie bordelaise est un traitement préventif : tout se joue sur le timing — la saison, la météo et l'heure de la journée.
Les deux grandes périodes
- À l'automne, à la chute des feuilles. Ce traitement « d'assainissement » réduit le stock de spores qui hivernent sur l'écorce et les rameaux. Il prépare la saison suivante.
- Au printemps, au débourrement. Quand les bourgeons gonflent et que les premières feuilles sortent, on protège la végétation neuve — la plus vulnérable — avant les pluies douces qui déclenchent les maladies.
En cours de saison, on renouvelle uniquement si le risque persiste (climat humide) et sur les pousses nouvelles, non couvertes.
La règle météo, la plus importante
La bouillie doit sécher sur la feuille pour former sa barrière de cuivre :
- Avant une pluie annoncée, jamais pendant. L'idéal : traiter quand une période humide s'annonce, en laissant 2 à 4 h de temps sec pour l'adhérence.
- Pas de gel : inefficace et risqué pour la plante.
- Pas de forte chaleur ni de plein soleil (au-delà de ~25 °C) : risque de brûlure du feuillage.
- Pas de vent : dérive et couverture irrégulière.
Le meilleur créneau : un matin doux et sans vent, sur feuillage sec.
Timing selon la culture
Vigne, rosiers, arbres fruitiers, tomates n'ont pas le même calendrier de sensibilité. Nos guides par culture détaillent chaque cas : bouillie bordelaise sur la vigne et protéger vos rosiers.
Une fois le moment choisi
Le timing ne fait pas tout : encore faut-il le bon dosage et la bonne méthode. Voir dosage de la bouillie bordelaise et comment pulvériser la bouillie bordelaise. Et si vous cherchez à espacer les traitements cuivrés, comparez les alternatives à la bouillie bordelaise.