Les rosiers concentrent quelques maladies fongiques récurrentes, et la bouillie bordelaise en couvre une bonne partie — à condition de savoir ce qu'elle traite… et ce qu'elle ne traite pas.

Les maladies que la bouillie combat

  • Les taches noires (marsonia) : des macules noires sur les feuilles, qui jaunissent puis tombent. La maladie la plus fréquente du rosier — et la cible privilégiée de la bouillie.
  • La rouille : pustules orangées sous les feuilles.
  • Le mildiou du rosier : plus rare, sur jeunes pousses en climat humide.

Dans les trois cas, le cuivre agit en préventif : il empêche la germination des spores. Sur une feuille déjà tachée, il stoppe la progression mais ne répare pas — les feuilles atteintes tomberont.

Ce qu'elle ne traite pas : l'oïdium

Le feutrage blanc poudreux sur les boutons et les jeunes feuilles, c'est l'oïdium — et la bouillie bordelaise n'y peut rien. Pour celui-là, il faut du soufre ou une solution au bicarbonate. C'est l'erreur classique : traiter au cuivre un oïdium qui ne recule pas. Les autres options sont dans notre guide par quoi remplacer la bouillie bordelaise.

Quand et comment traiter

Deux passages structurent l'année : à la chute des feuilles (assainit) et au débourrement (protège les jeunes pousses), puis un renouvellement si les taches noires reviennent. Le choix du moment et de la météo est décisif — voir quand pulvériser la bouillie bordelaise.

Côté préparation, respectez le dosage recommandé, pulvérisez dessus et dessous des feuilles par temps sec et sans vent, et ramassez les feuilles tombées : laisser au sol des feuilles contaminées, c'est réensemencer la maladie au printemps suivant. Un rosier aéré, bien taillé et non mouillé au feuillage le soir attrape déjà beaucoup moins de maladies.